Fotolia_45616732_SMesurer la délivrabilité en BtoB est une action un peu plus complexe qu’en BtoC.

En effet, une base BtoB, suivant sa nature, est composée d’adresses email soit :

* Rattachées à des noms de domaines BtoC (Orange, Yahoo, Google…),
* Rattachées à des noms de domaines BtoB portant le nom de l’entreprise (florenceconsultant.com, socgen.fr…).

Sur les premiers (noms de domaine BtoC), la répartition des performances par campagne et par nom de domaine nous donne des résultats intéressants pour mesurer si la performance des campagnes est bonne.

En revanche, sur les noms de domaine BtoB, il serait nécessaire de disposer d’une statistique par hébergeur de boites email. En effet, derrière un nom de domaine professionnel se cache souvent un service d’hébergement professionnel (GoogleApps, OVH, 1and1, Gandi…).
Ces services d’hébergement ont des politiques de gestion du filtrage antispam communes comme peut  l’avoir un webmail BtoC de type Yahoo, Hotmail…

Ainsi, pour cerner la performance d’une campagne BtoB, il est nécessaire de connaître l’hébergeur du nom de domaine et de disposer d’un rapport ventilant, par hébergeur, la performance d’une campagne.

Le nom de l’hébergeur s’obtient facilement par l’analyse du MX au sein du DNS, opération qui peut se faire manuellement ou de façon plus automatique avec un développement adéquat.

Avec le site DNSstuff.com (ou l’instruction dnslookup),  il est possible d’obtenir, avec un peu d’expérience, le MX en saisissant directement l’adresse email. Ici, l’hébergeur est googleapps.

Dnstuuf

Exemple sur une base BtoB, la répartition des hébergeurs est la suivante :

Nb-adre_hebergeur
À partir de ces données constituées en base, il est possible de rebâtir un tableau de bord de campagne par hébergeur qui permettra de cerner la performance par hébergeur.
Ce rapport peut être le suivant :

Tableau_hébergeurs
On constate ici que les emails ont quelques difficultés à passer chez Ovh, gandi.net, avec un taux de bounce très élevé.

L’analyse détaillée des bounces permet d’en savoir plus et de cerner parfois les causes de blocage.
Enfin, sur le relai internet psmtp,  le %  d’ouvreurs et de cliqueurs est bien faible par rapport à la moyenne d’une campagne et semble indiquer un problème de filtrage.

Cette information devrait être disponible chez les routeurs du marché, mais bien peu la fournissent, ce qui rend l’analyse des campagnes BtoB délicate.

D’autres analyses sont possibles en analysant plusieurs campagnes sur un hébergeur donné, identifiant les systèmes anti-spam utilisés…

C’est le travail que nous réalisons lors de nos bilans délivrabilité présenté ici.